La maltraitance des enfants n'est pas un phénomène récent, mais la médiatisation de certaines affaires et l'élaboration de textes de loi contribuent à la prise de concience de ce problème.

La maltraitance des enfants n'est pas un phénomène récent, mais la médiatisation de certaines affaires et l'élaboration de textes de loi contribuent à la prise de concience de ce problème.
I / Les différentes formes de maltraitance.

Depuis 1996, sommet de Stockholm, on distingue 3 formes de maltraitance.

1. Les violences physiques

De toutes les formes de violences, les violences physiques sont celles qui se voient. Elles sont repérables, plus mesurables, plus faciles à identifier. La maltraitance physique se reconnait par les traces qu'elle laisse sur le corps de l'enfant. L'auteur inflige un sévice pour se faire obéir, pour dominer et maitriser l'enfant. L'enfant victime de maltraitance physique va tenter de dissimuler les traces de coups car il ne supporte pas que l'on puisse voir son corps meurtri. Souvent l'enfant ne souhaite pas dénoncer l'auteur des violences, surtout quand c'est l'un de ses parents.

2. Les violences sexuelles

Ce type de violences revêt différentes formes. De celle qualifiée de " crime " aux yeux de la loi: le viol, à celle qualifiée de " délit ": attouchement séxuel, attentat à la pudeur. Toutes sont tout aussi traumatisantes. L'adulte maltraitant profite de sa position de toute puissance pour imposer à l'enfant son discours, sa domination en matière sexuelle. Il exerce alors, un abus d'autorité. Il existe aussi, en matière d'agressions sexuelles, des réseaux, véritables organisations. Aujourd'hui, c'est sur internet que ce développe ce type de criminalité.

3. Les violences psychologiques

Définir les violences psychologiques est compliqué. Les agressions verbales, les dévalorisations systématiques, les humiliations, tout ce qui remet en cause l'intégrité des enfants fait partie des violences psychologiques.
# Posté le lundi 21 avril 2008 02:43
Modifié le lundi 05 mai 2008 02:08

II/ Les auteurs

La violence dont est victime un enfant maltraité est principalement exercée par une personne de son entourage familier ( membres de la famille, amis de la famille, éducateurs, instituteurs, etc ... ). L'agression commise par un individu étranger à l'univers de l'enfant reste rare.

III/ La parole de l'enfant


L'enfant maltraité se protège inconsciement en gardant sous silence les violences dont il est l'objet, la victime. En général, c'est pour mettre un terme à l'horreur vécue qu'il se décide, qu'il a le courage de parler. Ne pas prendre les propos d'un enfant maltraité au sérieux, c'est exercer sur lui une nouvelle violence.
Dans tous les cas de maltraitances, toute personne ayant connaissance de l'existence d'un enfant maltraité ou supposé l'être doit avisé les autoritées médicales, judiciaires ou administratives. Ne pas le faire est de la non assistance à personne en danger, et c'est puni par la loi.
# Posté le mardi 13 mai 2008 11:05

Les sources

- " La violence impensable : inceste et maltraitance " de Frédérique GRUYER, Martine NISS, Dr Pierre SABOURIN, Edition Nathan.

- " L'ultime tabou : femmes pédophiles, femmes incestueuses " d'Anne POVIER, Edition Patrick ROBIN.

- "L'enfant, la famille, la maltraitance " d'Ines ANGELINO, Editions Dunod.

- Lois qui régissent la protection de l'enfance, ordonnance de 45, loi du 10 juillet 1989, relative à la prévention des mauvais traitements à l'égard des mineurs et à la protection de l'enfance.

- Loi du 17 jullet 1998, relative à la prévention et à la répression des infractions séxuelles ainsi qu'à la protection des mineurs.

- Loi du 6 mars 2000: Institution du deffenseur des enfants.

- Loi du 5 mars 2007: portant réforme de la protection de l'enfance.

# Posté le mardi 13 mai 2008 11:19

Quelques questions posées à un administrateur ad'hoc

Quelques questions posées à un administrateur ad'hoc
Qu'est-ce qu'un administrateur ad'hoc ?

L'administrateur ad'hoc est une personne, désignée par un magistrat, qui se substitue aux parents pour exercer les droits de leur enfant mineur non émancipé, en son nom et à sa place et dans la limite de la mission qui, lui est confiée, sur le plan pénal.


En quoi êtes-vous utile pour les enfants maltraités ?

Dans la mesure où nous sommes nommés par un magistrat, c'ets que ce dernier estime que les intérêts de l'enfant, dans le cadre d'une procédure pour maltraitance ( physique, psychologique oui sexuelle) ne peuvent être par les personnes détentrices de l'autorité, c'est-à-dire en général les parents.
Nous nous devons donc mettre tout en oeuvre pour que l'enfant soit reconnu comme une victime devant la justice et qu'il obtienne réparation .



Quel est le but de ce métier ?

Défendre les intérêts des mineurs victimes de maltraitance et d'abus sexuel dans le cadre des affaires pénales ( donc jugées par le tribunal correctionnel pour tous les actes considérés comme délit et la cour d'assises pour les actes considérés comme des crimes) .



Est-ce un métier difficile au niveau mental ?

Certes, ce n'est pas un métier à exercer avec légèreté . Dans toutes ces affaires nous baignons dans le sordide, l'inimaginable, l'impensable des actes commis, mais aussi dans la souffrance physique et psychologique des enfants .
Mentalement, il faut une constitution forte car on ne laisse pas les problèmes au bureau le soir en fermant la porte . Il faut pouvoir prendre de la distance, faire le vide de temps en temps afin de pouvoir continuer à exercer ce métier le mieux possible sans être trop affecté, envahi par ce sur quoi on travaille au quotidien .
# Posté le mardi 13 mai 2008 12:02
Modifié le mardi 13 mai 2008 12:18

Résumé d'un article de journal paru le 16 mai 2008

Le 16 mai 2008 dans La République du Centre, est paru un article sur la maltraitance .
Plus précisément, un octogénaire a agressé sexuellement deux fillettes de 11 et 12 ans .

L'homme qui a agressé les deux fillettes se déplace difficilement armé d'une canne et souffre de surdité, il a 83 ans.Il n'a rien reconnu et maintient sa propre version des faits .

Une des fillettes a fini par dire ce qui s'était passé malgrè le traumatisme qu'elle a subi .
Après avoir été jugé devant le tribunal correctionnel d'Orléans où il comparaissait pour agression sexuelle mardi 13 mai 2008 , sa condamnation est de 16 mois de prison avec sursis et 1500E d'amende . Il devra aussi versé 4500E de dommages et interets aux victimes .
# Posté le samedi 17 mai 2008 04:46
Modifié le lundi 19 mai 2008 11:33